Oser le changement pour 2014…

Nous profitons de ce début d’année 2014 pour vous transmettre, au nom de l’équipe Next World, nos meilleurs voeux pour l’année 2014. Il nous semble utile que nous mettions cette année à profit pour oser enfin le changement vers une société plus juste et plus soutenable. Faire le pari d’un changement authentique est un choix difficile d’autant plus que les vieux démons, ceux qui mettent à mal notre démocratie, se sont réveillés, que les élites vieillissantes et déconnectées s’arc-boutant sur leur pouvoir n’ont pas grand chose à proposer. Malgré ce constat parfois désespérant, nous savons que, loin du feu des médias, beaucoup de nos citoyens oeuvrent en silence à la construction d’une autre humanité. Chacun d’entre eux est, pour nous, une source d’espoir, d’optimisme.

L’équipe de Next World

« L’Elément », le livre de Ken Robinson enfin en français.

element-livre-ken-robinsonQuand trouver sa voie peut tout changer !

Envie de sortir du moule, de libérer ce potentiel qui vous habite depuis l’enfance ? Voici un livre inspirant qui peut changer votre vie et celle de vos enfants.

Le diagnostic porté par Ken Robinson dans L’Élément est sans équivoque : l’école, en nous retranchant dans une voie standardisée, annihile la créativité que chaque enfant porte en lui dès sa naissance. Cancres, étudiants mal orientés, travailleurs démotivés, passionnés frustrés et génies insoupçonnés sont autant de victimes de ce système, génération après génération.

Situation irrévocable ? Non, et ce livre est là pour vous le démontrer… Car Ken Robinson y croit : il est possible de révolutionner le système éducatif pour repérer et faire grandir « l’Élément » de chacun.

À partir d’une galerie de portraits célèbres, Ken Robinson met en évidence, souvent avec humour, l’importance de trouver son Élément afin de bien orienter sa vie personnelle et professionnelle. Souvent considérées comme « cancres » à l’école, ces personnes sont parvenues à développer une carrière professionnelle à leur image !

http://www.kenrobinson.fr/

 

 

Wild Touch

wild touch » Agir selon nos valeurs, nos convictions, notre savoir faire pour recréer des liens entre l’homme et la nature.

Wild-Touch a été fondé par des femmes et des hommes convaincus que l’on ne peut pas vivre sans la nature qui nous a fait naître, nous nourrit, nous porte, nous inspire, nous émerveille.

Nous avons eu la chance d’aller aux quatre coins du monde exercer nos professions, voir les plus belles oasis de vie sauvage. La conservation de ces lieux pour nous va de soi car nous avons pu en ressentir toute la puissance esthétique et toute la valeur patrimoniale.

À ce titre, protéger est pour nous une évidence. Mais qu’en est-il de la majorité des êtres humains qui vivent au cœur des mégalopoles, ceux qui sont loin de la nature par leur mode de vie ou leur éducation ?

On demande à chacun, de faire un effort, de protéger la planète, quelle planète ? Message rabattu, a minima inaudible, au pire insupportable. Si chacun ne connaît pas intimement la valeur des choses, comment s’investir, comment comprendre, comment se mettre en route ?

Depuis les origines, la nature pour l’homme allait de soi, car elle était partout, proche. Aujourd’hui ce n’est plus vrai, elle est devenue pour beaucoup une abstraction, un spectacle, un décor lointain.

Nous avons décidé d’agir ensemble en catalysant les énergies, les bonnes volontés, autour d’un projet commun, rapprocher l’homme de la nature par le langage sensible des images, des mots, des sons. Chacun y a sa place selon son talent.

Plus nous serons nombreux, plus ces actions seront relayées, plus nous approcherons de notre but. Notre monde est désormais un monde de réseaux, chaque individu est potentiellement un regard, une conscience, qui peut transmettre instantanément un signal au reste de l’humanité, profitons-en pour rendre notre avenir vivable et harmonieux. « 

Luc Jacquet, fondateur de Wild-Touch

Jours de destruction, Jours de Révolte – Chris Hedges et Joe Sacco

jours-de-destruction-jours-de-revolte-bd-volume-1-simple-43222La lecture de cet ouvrage « sombre » a été, pour moi, un véritable choc. Il ne condamne pas l’Homme mais bien le système qui l’a amené à s’autodétruire. Il y a encore de l’espoir aussi mince soit-il…

Next World change de forme

Bonjour à tous,

Avant tout, nous vous présentons, au nom de l’équipe Next World, tous nos voeux pour l’année 2013.  Nous profitons de cette occasion pour vous annoncer que Next World devient un fonds de dotation. L’association, sous son ancienne forme juridique, n’avait donc plus raison d’être aussi nous nous sommes résolus à mettre fin à ses activités. Il nous a semblé plus intéressant de soutenir des initiatives citoyennes innovantes locales issues de la société civile, source intarissable de créativité « caché ». Dans le cadre de sa mission,  le Fonds Next World va s’attacher à concevoir, identifier, expérimenter,  promouvoir et développer les scenarii de transition de notre société vers la durabilité au travers des thématiques d’intérêt général suivantes : l’environnement en particulier la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité; le social, en particulier la promotion de la solidarité, de la mixité, de la parité et de la laïcité; l’enseignement et la recherche directement ou en partenariat avec des organismes publics ou privés à but non lucratif; la culture et l’éducation.

En s’appuyant sur cette démarche de mécénat privé, nous espérons contribuer à faire émerger la société plus juste et plus solidaire que nous appelons de tous nos voeux. Même si cette démarche peut sembler très modeste face à l’ampleur du chantier,

Fin de l’année 2011

Et oui, c’est bientôt fini 2011 et ce n’est pas trop tôt. Comme tous les ans, on espère toujours mieux pour l’année à venir. Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de vous passer en revue tous les évènements marquants de l’année 2011. Cependant, mon côté pessimiste me dit que les choses ne se sont pas vraiment arrangées et que le cadavre du bon vieux monde moderne bouge encore. Le monde « du passé » s’est battu comme un beau diable, lors de la conférence de Durban, par exemple, pour défendre le statu quo alors que la communauté scientifique ne cesse de tancer les dirigeants des pays à changer d’attitude.  Face aux risques de dérégulations climatiques, les plus pauvres en feront, une fois encore, les frais. Mon côté optimiste me pousse, lui, à penser que des profondes mutations sont en cours au coeur même de nos sociétés. Il suffit d’ouvrir les yeux ! J’ai le sentiment que les citoyens sont en train de reconquérir le pouvoir qui leur avait été confisqué depuis trop longtemps. Ca, c’est vraiment la bonne nouvelle. Pour 2012, je souhaite que cette dynamique citoyenne garde le cap vers le changement.  A Marseille, la tenue du Forum Alternatif Mondial de l’Eau, en mars 2012,  sera un des grands rendez-vous citoyens. A ne rater sous aucun prétexte.

Bon bout d’an à tous.

Philippe

Peak oil

Après plus d’un siècle d’augmentation exponentielle de la consommation d’énergie, la planète s’essouffle et la notion de « pic de production », autrefois ridiculisée, devient une évidence.

« Nous avons, en 2009, atteint le pic de production en matière de pétrole, la production ne peut maintenant que décroitre »

Cette phrase, prononcée par François Fillon le 5 avril dernier à l’Assemblée Nationale, est la première affirmation officielle du gouvernement à ce sujet. Elle arrive bien tard et dans des circonstances confuses. En effet, une telle information n’aurais jamais dû être glissée discrètement dans le cadre d’une réponse à un député, car elle n’a absolument pas été relayée. Elle aurait dû faire l’objet d’une déclaration officielle et de mesures majeures de préparation de notre pays.

La notion de pic est valable pour le pétrole, mais elle l’est également pour toutes les ressources minières et fossiles. Ainsi, le pic de l’or a été dépassé en 2001, nous sommes en train de passer celui du phosphate et celui du cuivre devrait être atteint en 2020. Les exemples sont nombreux et nous montrent que nous avons atteint la limite des capacités de notre planète.

Dans un tel contexte, c’est le système tout entier qu’il faut repenser car nous l’avons construit sur la base d’énergies et de ressources abondantes et peu chères. Cette période est maintenant terminée et ce fonctionnement ne pourra pas durer. Les secteurs essentiels sont très fortement dépendants du pétrole, que ce soit pour la production ou la distribution. Ainsi, nous devons faire en sorte, individuellement et collectivement, d’anticiper ces changements et d’assurer une réponse, en toutes circonstances, à nos besoins vitaux que sont l’alimentation (eau et nourriture), la santé et l’habitat (bâti et chauffage).

Nous allons vivre de grands changements, qu’ils soient climatiques, énergétiques et/ou économiques. Il est temps d’améliorer notre résilience, c’est-à-dire notre capacité à les subir et à nous réorganiser. Certes, le défi est ambitieux, mais c’est l’occasion de prendre en main notre avenir, d’imaginer et de construire, ensemble, le monde dans lequel nous voulons vivre demain.

Benoît Thevard*

* Membre de Next World

Le développement durable, un concept dévoyé ?

Prenez n’importe quel produit ou service, rajoutez lui la particule « durable » et le tour est joué ! A force d’utiliser l’expression « développement durable » à tort et à travers, nous avons fini par le vider de sa substance, de son sens.  « A quoi ça sert le développement durable ? » est la question qui revient de plus en plus souvent.  Déjà, j’ai un premier souci avec le terme « développement ».  Développer sous-entend qu’il y a un développeur et un sous-développé.  Jusqu’ici le profane n’y voit rien à redire. Cependant derrière ces mots apparemment anodins se cachent une toute autre réalité, celle d’une culture dominante qui impose un système de valeurs et de perceptions à une autre afin de la développer.   Et « durable » alors ?  Si on s’en réfère à la définition du dictionnaire : « Est durable, ce qui est stable, de nature à durer ».  Personnellement, je lui préfère le mot « soutenable » qui me semble plus adapter à notre situation planétaire.  Le concept même de développement durable ressemble bien souvent à un cache misère et le greenwashing a encore de beaux jours devant lui !  Heureusement il existe quelques rares organisations dont les efforts sont sincères et honnêtes et, en général, ces gens-là ne passent pas dans les médias pour les entendre s’autoproclamer « durable ».  La prise de conscience avance mais pas nécessairement là où on l’attend, il faut souvent gratter un peu le vernis de notre société pour découvrir d’authentiques pépites de créativité, de solidarité pour redécouvrir le sens de la soutenabilité, c’est une forme de retour aux sources dont nous avons grandement besoin.

La crise, toujours la crise…

La crise… A croire qu’ils n’ont plus que ce mot à la bouche.  La crise financière fait peur, elle menace l’inoxydable croissance, elle plombe le « moral » des troupes… Oh, pardon, des ménages.  Le cercle des gens qui comprennent quelque chose est très restreint : laissons faire les experts qui « savent ». Je dois avouer que je suis aussi un peu perdu dans ce fatras d’informations prémâchées par les médias, glissé entre deux messages publicitaires (à moins que ce ne soit le contraire).  Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec le célèbre roman d’Orwell, « 1984 », même si, à l’origine, l’auteur s’est inspiré des régimes totalitaires.  Alors que, dans nos sociétés, les possibilités de s’exprimer devraient être un puissant moteur du changement, l’émergence d’une forme de « novlangue » répandue à tous les strates dans la société à de quoi inquiéter.  Dans 1984, la novlangue, langue officielle d’Océania, rend, de par sa forme appauvrie, impossible toute expression d’idées subversives évitant ainsi toute critique de l’action de l’état.  Pour maintenir coûte que coûte nos modes de développement en place, il faut maintenir les populations dans une relative ignorance des réels enjeux qui n’ont parfois rien à voir avec le bien public.  « L’ignorance, c’est la force » clame le régime d’Océania.  Dans quelle mesure, cette devise s’applique-t-elle à notre société ?  Nous sommes tellement préoccupés à rattraper notre « retard » de consommation en nouveautés que nous n’avons peut-être pas envie de savoir ce qui se passe dans les coulisses des « objets » qui comblent les vides de nos vies.  Récemment, une connaissance me faisait remarquer qu’il ne valait mieux pas savoir, c’était plus simple à vivre…

Limits to Growth : The 30-Year Update

En 1972, trois scientifiques du MIT créent une modélisation qui permet d’analyser la consommation des ressources mondiales ainsi que la production de biens. Sous l’égide du Club de Rome, les résultats de cette étude font l’objet d’un rapport intitulé « Halte à la croissance ». Pour la première fois dans l’histoire moderne, la notion de « dépassement » des capacités de la planète est évoquée sans aucune ambiguïté. Les scientifiques Donnella Meadows, Randers Jorgen, et Dennis Meadows se sont, à nouveau, associés pour mettre ce rapport à jour en y intégrant les évolutions de ces 30 dernières années. Leur constat est sans appel : Les signes d’usure de la planète se multiplient.

Ce message est un nouvel avertissement aux tenants du statu quo. Sera-t-il entendu cette fois-ci ?